Invité d'honneur

Cette année, l’invité d’honneur : Sylvain BESANCON est né en 1943 à Nice. Il fréquente dés son plus jeune âge l’école municipale d’art de sa ville où il est remarqué par ses travaux de  modelage, de linogravure et de pyrogravure.

 En 1956 il vient vivre à Nevers et fréquente l’atelier de dessin de René Lacote. Dès 1960 il peint de grandes compositions qui préfigurent vingt ans avant la figuration libre. Cette démarche picturale lui permettra d’intégrer l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Bourges. En 1961 il remporte le premier prix du concours de dessin à la foire exposition de Nevers.

Sylvain BESANCON poursuit ses recherches sur le portrait, les paysages fractionnés. En 1967 il s’installe à Rueil-Malmaison comme éducateur puis professeur de dessin.

Après sa dernière exposition en 1976, au Salon des Indépendants, il cessera d’exposer et préfèrera approfondir son travail et ses recherches. Il se passionne pour la musique contemporaine et aime rencontrer les grands maîtres de la peinture. Il visite les expositions et musées en France en Espagne et en Angleterre. Il réalise des illustrations et publications.

Pendant trente-cinq ans, il enseignera en collège et lycée et dans des ateliers de gravure, de peinture ou de photo.

Sa dernière exposition sur le thème de Napoléon sera exposée pendant trois mois au Château de la Malmaison.

Sylvain BESANCON est un chercheur qui explore les différents courants et thèmes artistiques avec talent. Il réalisera plusieurs ouvrages rétrospectifs de ses créations 

 

SYLVAIN BESANÇON, À PROPOS DE « SALON DES ARTS ».

 

Mercredi, 16 Novembre 2016 15:50

Le 18 novembre, ouverture du 18ème Salon des Arts de Cours les Barres, commune à proximité de Nevers. A propos du Salon proposé par « Le Groupe » (association Groupe d’Emulation Artistique du Nivernais) Frédéric Barbier déclare « Acteur incontournable de la vie artistique nivernaise depuis près de cent quatorze ans, Le Groupe s’est imposé dans ses statuts de faire découvrir au public de notre région les grands courants des arts plastiques contemporains.

Depuis 1902, date de sa création, Le Groupe présente régulièrement aux Nivernais les œuvres de très grands peintres, graveurs, sculpteurs, aux travers des invités d’honneur de ses différents salons, dans la Nièvre et les départements limitrophes ou lors de ses Biennales.» En leurs temps furent membres André Favory, Jacques Thévenet, André Lothe, Chalandre, Deslignères, Desnoyer, de Weroquier, Kisling et il y eut parmi les invités d’honneur, Fautrier, Foujita, Grommaire, Kikoïne, Etienne-Martin…

L’événement est local, il ne donne pas lieu au tintamarre de la FIAC parisienne. Et puis, pourquoi mobiliserait-il ? Ce n’est pas un marché, aucune banque (hélas, je suppose) n’investit dans l’opération. Il ne s’agit que d’un Salon comme ceux que j’ai connus encore dans les années soixante, c’était au siècle dernier, pour les étudiants d’aujourd’hui presque le Moyen-Âge : Salon de Mai, Jeune peinture, Réalités Nouvelles, Grands et Jeunes d’Aujourd’hui,tous tenus par les artistes eux-mêmes et invitant chacun en fonction des conceptions de l’art propres à chaque groupe : Réalités Nouvelles, Salon fondé par Herbin, Sonia Delaunay, Pevsner pour montrer les abstraits ; Le Salon de Mai ouvert tous horizons dans le contemporain ; Jeune Peinture avec limite d’âge pour explorer la génération arrivante ; Grands et Jeunes, pour confronter les aînés avec la génération arrivante. Comprenez que la proposition était, (n’est-ce pas scandaleux !) exactement l’envers de celle des Foires actuelles : On ne montrait pas la sélection faite par le marché, (donc par les Galeries les plus marchandes et les richissimes collectionneurs) on osait proposer au marché les œuvres que des « pairs » de toutes tendances avaient jugés intéressantes. En bref, les Salons faisaient dans la valeur culturelle (les naïfs !) quand les Foires, plus « réalistes » par définition nous dit le nom, manière XXIéme siècle, font dans le commercial. Je ne dirais pas que le « système Salons » était parfait, qu’il n’existait pas quelques réseaux de connivences, mais ce procédé de sélections et la concurrence entre Salons favorisaient davantage les tentatives créatrices que les manifestations spectaculaires du convenu des entre-soi vous m’avez compris à demi-mot.

Je sais… Des Salons existent encore. Mais survivent plus qu’ils ne vivent. Alors que le dernier des ploucs, fier de son inculture ne peut pas ignorer à leur saison, à grands coups de télé et de presse, les châtaignes, les champignons et la FIAC, les Salons se faufilent modestement dans l’ombre. Et ceux qui persistent en Régions… dans la pénombre.

 

S’il est ici question d’un Salon des Arts en Nivernais, provoquant cette brève réflexion concernant les conditions de la diffusion de l’art contemporain, c’est que l’invité d’honneur est, en cette année 2016, un niçois : Sylvain Besançon, qui produisit comme moi ses premiers barbouillages (lui de 1953 à 1955) à l’Ecole Municipale de dessin que nous disions « La Thiole » (aujourd’hui Ecole Municipale d’Arts Plastiques Villa Thiole) avant de résider à Nevers puis, enseignant en Arts Plastiques, dans la région parisienne. Niçois de mise au jour et d’enfance, niçois pour toujours ? Rapports gardé avec Nice avec des peintres, avec Michel Butor, dont il a travaillé des portraits, et entre autres ouvrages, des gravures, comme pour une publication de poésie d’Alain Freixe…

Salon des Arts de Cours Les Barres (18)

Sylvain Besançon, entouré de 18 peintres et 2 sculpteurs -céramistes

Cours-les-Barres, à partir du 18 novembre 2016.

                                                                                      Marcel ALOCCO

 

 

 

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